mardi 20 janvier 2015

KE5FX: Modification du logiciel de surveillance du spectre SSM

Le logiciel SSM (Spectrum Surveillance Monitor) de John Miles KE5FX s'avère être bien pratique pour étudier le spectre radio-électrique à partir de l'un des équipements supportés dont mon analyseur de spectre HP-8591A

Mon récepteur de mesure HP-8546A n'est hélas pas reconnu bien qu'utilisant un jeu de commandes HPIB compatible avec la série 8590. J'avais donc modifié il y a quelque temps le logiciel afin d'y ajouter le support de cet équipement, modifications transmises à l'auteur qui ne les a cependant pas intégrées. Ayant besoin d'identifier la source d'une perturbation, j'ai repris cette modification en la reportant dans la dernière version publiée de SSM et profitant de l'occasion pour rajouter une fenêtre à défilement lent. Celle-ci permet d'identifier rapidement toutes les raies spectrales sans avoir à rejouer l'enregistrement pour y rechercher la présence d'une perturbation ou d'une impulsion.

Le résultat est assez sympathique notamment lorsque la pleine bande passante du récepteur de mesure est utilisée. La vitesse d'acquisition est alors faible mais suffisante pour identifier des signaux impulsionnels mais répétitifs. 
Mesure depuis une antenne omnidirectionnelle dans le laboratoire

Mesure depuis une antenne omnidirectionnelle externe

J'ai pu constater à cette occasion une baisse notable de sensibilité sur la bande 2 du récepteur. La lecture attentive de la documentation et l’impressionnante batterie de tests embarqués dans le matériel a permis d'identifier la cause du problème - la perte des paramètres de correction de l'un des YIGs - et d'y remédier par une recalibration automatique. Il me restera à mesurer les corrections devant être apportées sur les mesures avec le préamplificateur enclenché et à les ré-introduire dans la configuration.

samedi 10 janvier 2015

Sodilec SDRI-602: Réparation

L'alimentation Sodilec SDRI-602 n'est certes pas des plus récentes mais sa conception permet d'obtenir une régulation remarquable sans bruit sur la sortie même à plein régime (60V-2A).


Récupérée dernièrement, cette alimentation avait son fusible principal claqué. Après ouverture - le boitier est constitué d'un assemblage entièrement démontable - le coupable est assez vite trouvé: le condensateur de filtrage est en court-circuit. Celui-ci est remplacé par un condensateur plus récent de capacité légèrement inférieure (4700µF au lieu des 5600µF de l'original) mais de tout aussi bonne qualité.

 
La remise sous tension se fait au 'variac' avec un voltmètre aux bornes du condensateur. Et malgré une montée progressive en tension, la tension sur le condensateur ne dépasse pas les 18 volts quand, en théorie, celle-ci devrait atteindre les 70 volts. Je me souviens alors d'avoir vu un thyristor dans le pont redresseur lequel doit assurer une pré-régulation de l'ensemble en limitant l'échauffement du ballast à de faibles tensions. Et de fait, le changement de la consigne par les roues codeuses de la face avant modifie bien la tension présente aux bornes du condensateur.

En résumé, une superbe alimentation linéaire, intelligemment conçue et câblée pour réduire au maximum le bruit, le tout avec un minimum d'échauffement qui va rapidement trouver sa place dans mon labo.

mardi 30 décembre 2014

PROMAC 2A: Réparation

Les programmeurs d'EPROM modernes bien utiles pour sauvegarder les firmwares des équipements ne permettent cependant pas la programmation de certains vieux modèles telles les 2708 ou encore 2516. Avoir à disposition un programmeur des années 90 permettra de disposer d'un catalogue contenant la majorité des PROM, EPROM et Flash de l'époque avec les algorithmes de programmation ad hoc pour certaines marques.
J'ai eu l'occasion de récupérer dernièrement un PROMAC 2A avec la toute dernière version de firmware qui, hélas, ne s'est pas allumé après mise sous tension. Le fusible étant bon, il a fallu se résoudre à l'ouvrir et à intervenir sur l'alimentation à découpage. Celle-ci s'avère être assez simple, organisée autour d'un TL494 et d'un MosFETassurant le découpage. 

Aucun schéma n'étant disponible, la démarche a consisté à vérifier en priorité le bon état des composants fragiles (condensateurs puis MosFET puis transistors de commande et enfin les diodes). La tension d'alimentation du TL494 a ensuite été vérifiée ainsi que le bon fonctionnement de son oscillateur sans pour autant arriver à trouver l'origine de la panne.
  
Et puis, en manipulant le circuit imprimé, j'ai eu la surprise de remarquer une diode difficilement visible sous le transformateur et donc passée inaperçue, diode qui s'est avérée être en court-circuit. Le remplacement de cette diode et de sa compagne par des diodes 'fast recovery' modernes (et bien plus visibles dans leur livrée bleu ciel) à permis de résoudre le problème.
Et hop, un programmateur couvrant toutes les marques des années 90 - de TI à Signetics en passant par Thomson-CSF - et presque toutes les capacités à l'exception des 1702 et des 2708.