vendredi 27 mars 2026

SS1200P: Nettoyage du bloc indicateur optique

Le réarrangement de mon stockage me conduit à nettoyer en priorité différents équipements pour l'instant simplement empilés. La mise sous tension s'effectuera plus tard quand tout sera nettoyé. Il va ainsi de cet indicateur de goniomètre qui fait parti de l'ensemble PGS1300 dont la présentation est désormais disponible sur le site 'ShorwaveRadio.ch'.

Un matériel imposant, dont la baie seule pèse dans les 80kg, qui doté de nombreux accessoires dont un clavier de commande, l'indicateur optique dont il est ici question, les antennes HF associées et autres dispositifs.

Un dégraissage conséquent a été nécessaire afin d'éliminer la couche de saleté, probablement des résidus de nicotine, présente sur la face avant. Le résultat est très correct, les bouchons des boutons ayant été refaits en impression 3D dans le coloris original.


Les boutons poussoir ont dû être entièrement démontés car totalement bloqués. Une opération délicate sur des poussoirs utilisant un capteur effet hall. Un ressort de rappel a été rajouté sous chaque bouton, les ressorts originaux montrant des signes de faiblesse.


La marque RAFI existe toujours mais je n'ai pas trouvé ce modèle dans les catalogues. On verra donc plus tard pour un éventuel remplacement. Pour le reste, un nettoyage de toutes les cartes a été requis au regard de la quantité de poussière notamment sur la section haute-tension.


Un capuchon de protection du col arrière du tube cathodique semblant manquant, un modèle en impression 3D a été réalisé. Il n'est cependant pas sûr qu'une telle protection ait été un jour installée, celle-ci manquant aussi sur les différents exemplaires de panoramiques PAG148 en ma possession. Ceci étant, en l'absence du coffret métallique accueillant cet équipement, je préfère protéger le tube.


On admirera le mécanisme de recopie des positions respectives des deux couronnes de relèvement par le biais de deux synchro-resolver et d'une sympathique cinématique.


Une carte logique est présente qui fait appel à des circuits de la série 54xx boitier céramique avec un date code compatible avec la date de fabrication de cet équipement, à savoir les années 1976.


La fabrication est superbe avec des circuits tropicalisés et donc faciles à nettoyer. Le redémarrage ne devrait pas poser de problème à condition de reformer les deux condensateurs de l'alimentation 220V.




Il me reste encore quelques équipements annexes de ce type à nettoyer avant d'attaquer l'étude et le nettoyage du rack. A suivre ...

mardi 24 mars 2026

R110B: Accès à la configuration

L'analyse du code sous Ghidra m'a permis de trouver le mot de passe permettant de modifier les paramètres du récepteur au risque et péril de l'utilisateur. Ce mot de passe est dissimulé dans le code, la fonction de traitement prenant plus d'instructions pour lire l'entrée que pour contrôler celle-ci.

On notera que contrairement aux processeurs modernes, la transcription en pseudo-langage 'C' est ici plus perturbante que l'analyse directe de l'assembleur. Sans compter plusieurs erreurs de transcription.  Le mot de passe est tout simplement le nombre PI sur ses 5ières décimales. Ce qui saute aux yeux après avoir étudié le code dont la seule instruction pertinent ici est l'opération de complément des valeurs entrées...

En pratique la configuration de l'équipement peut-être lue en démarrant avec la touche noire, qui sert à sélectionner les fonctions, enfoncé. Cette touche est codée 'N' dans le firmware. Le numéro de série est affiché, et les options installées peuvent être parcourues avec la touche 'Step'. L'enfoncement simultané de cette touche et de la touche 'C' conduit à afficher le message 'PASSWORD'. Il faut alors entrer 3.14159 suivi de la touche 'H'. On peut ainsi parcourir les options de la même manière que précédemment, et modifier certaines options, aux risques et périls de l'utilisateur...

dimanche 22 mars 2026

R110B: CPU Monitor embarqué

Le récepteur R110B dispose d'un port RS232 accessible après avoir enlevé le coffret. Il est indiqué que ce port série sert de 'moniteur': comprendre un logiciel embarqué permettant de visualiser, voir de modifier les registres et la mémoire de la CPU. La connexion se fait en direct depuis un PC et un terminal série - ici 'putty' - en 1200bauds par défaut.


Et l'on accède bien à un moniteur / débuggeur 'à l'ancienne' avec une aide minimaliste. Il faut maintenant identifier les commandes lesquelles semblent utiliser les mnémonique habituelles. Les dumps de l'EPROM et de l'EEPROM sont ici bien utiles pour vérifier les hypothèses.


En règle générale, 'G' vaut pour GO à l'adresse indiquée, 'D' pour DUMP de l'adresse indiquée sur un octet ou plusieurs, 'E' pour ENTRER une valeur à l'adresse indiquée, 'M' pour MOVE d'une adresse à l'autre sur la longueur indiquée (non encore vérifié) et 'C' pour Clear d'une adresse avec une valeur donnée sur la longueur indiquée (non encore vérifié). Les indices 'I', 'C' et 'X' indiquent ici une action sur les registres de la CPU (I), le code (C) en EPROM ou l'extension (X) en E2PROM/

Il est ainsi possible d'intervenir en cours de fonctionnement sur l'état du système avec toutefois le risque de le 'planter'... Plus intéressante est la possibilité de modifier le contenu de l'E2PROM laquelle contient le numéro de série du récepteur ainsi que les options activées.

L'analyse du firmware se poursuit donc de manière dilettante ayant trouvé la technique pour travailler sur les deux sections de code dans Ghidra: il 'suffit' de charger le code en E2PROM via la fonction 'File/Add to Program' en indiquant EXTMEM comme destination. Tout simplement. A suivre.