lundi 11 novembre 2013
PCA5: Rédemarrage
De plus en plus d'équipements d'analyse ou de mesure embarquent un système d'exploitation dont rien ne permet de prédire que celui-ci sera toujours maintenu, voire même simplement disponible dans quelques années. Il convient alors de sauvegarder tout ce qui peut l'être pour maintenir l'équipement: système d'exploitation, applications mais aussi les firmwares embarqués dans les PROM.
La récupération d'un contrôleur industriel PCA5 de la société Rohde et Schwarz m'a amené à engager une série d'actions visant à pouvoir redémarrer celui-ci avec un minimum de risque quand à la perte d'informations cruciales, et ceci avant même de le remettre sous tension pour la première fois depuis plus de 15 ans:
1- sauvegarde d'une image de l'équivalent du BIOS ;
2- sauvegarde d'une image des floppies disques 5.1/4 contenant notamment le logiciel d'exploitation (MSDOS2.11) mais aussi des gestionnaires de périphériques spécifiques dont l'interface IEC.625 ;
3- sauvegarde d'une image du disque winchester contenant aussi le logiciel d'exploitation, les gestionnaires de périphériques et les applications.
Si la première action reste assez aisée à mener, les lecteurs de mémoire actuels gérant encore les EPROM de la série 2764, il n'en va pas de même avec les deux autres actions. Il faut en effet disposer d'un équipement à même de lire les disquettes 5"1/4 d'une capacité de 1.2Mo et sur lequel raccorder un disque de 20Mo datant de 1988 utilisant fort heureusement une interface SCSI.
La première étape a consisté à retrouver un lecteur ad'hoc dans le 'stock des vielleries qui peuvent toujours servir', puis une carte SCSI et enfin une machine disposant encore d'une interface disquette 3"1/4. Après installation d'un système FreeBSD, de la carte SCSI et le raccordement du lecteur 5"1/4 en l'état un premier est apparu: si le lecteur est bien détecté et son moteur mis en marche au démarrage de la machine, il n'en va plus de même après que le système d'exploitation ait démarré. Le lecteur est sélectionné mais le moteur ne démarre pas.
Un problème rencontré il y a bien bien longtemps lié au mécanisme de sélection du signal de démarrage: utilisation signal de démarrage spécifique (strap 'MM') ou utilisation du signal de sélection du lecteur (strap 'MS'). Par chance, le lecteur utilisé dispose des straps de configuration, et le passage de 'MM' à 'MS' est rapidement effectué. Cette simple modification rend vie à un lecteur datant de 1989...
La seconde étape visait à copier toutes les données présentes sur les disquettes. Deux copies sont effectuées pour chacune des disquettes:
- une copie intégrale via l'utilitaire 'dd' ;
- une copie des fichiers après montage du lecteur en spécifiant le type de fichier 'MSDOS'.
Par une chance extraordinaire toutes les disquettes ont pu être copiées dans les deux modes à l'exception d'une d'entres-elles sur laquelle deux fichiers n'ont pu été récupérés (MSDOS.SYS et IO.SYS) lesquels figuraient sur les autres disquettes. Ces copies sont ensuite sauvegardées sur CD-ROM, l'idée étant de remplacer le lecteur de disquette par un émulateur et une carte SD contenant les images ainsi générées.
Troisième étape, et non des moindres, la sauvegarde du contenu du disque Winchester dont la fiabilité peut être mise en doute après autant d'années. Il s'agit d'un disque miniscribe 8425S de 20Mo datant de 1989 et assez réputé pour sa robustesse.
Avant tout autre chose, un premier essai est effectué avec un vieux disque SCSI de 540Mo de consommation sensiblement identique et raccordé sur la carte Adaptec récente de la machine de copie. La configuration de cette carte est préalablement modifiée pour interdire l'usage des modes récents (wide et ultra-wide) et réduire le débit à 10Mbs. Le résultat est positif puisque ce vieux disque s'avère être parfaitement accessible depuis le système d'exploitation FreeBSD.
Le disque à copier est alors installé en lieu et place puis la machine en marche en croisant les doigts. Celui-ci s'avère hélas inaccessible. Il ne reste plus à espérer qu'il s'agisse d'un problème de compatibilité et que le disque sera accessible depuis l'équipement original.
Dernière étape, le redémarrage du contrôleur après avoir effectué un bon dépoussiérage et enlevé toutes les cartes non strictement essentielles: interface Centronic, interface IEC.625, interface SCSI et interface série.
La mise sous tension se passe sans problème, les tensions sont présentes à condition de charger préalablement l'alimentation à découpage. Les cartes sont donc réinsérées, le contrôleur mis sous tension et un magnifique 'prompt' apparaît à l'écran suivi d'un démarrage sur la copie de la disquette système.
La joie va être hélas de courte durée car après plusieurs manipulations et démarrages sans aucun problème, le contrôleur fini par refuser de booter sur une disquette pourtant valide. S'agissant d'un système utilisant un BIOS spécifique - PCA Monitor 2.10 - sans possibilité de paramétrage ni auto-test, la panne risque de s'avérait difficile à résoudre sauf à disposer d'un second PCA ou d'une copie de la disquette de configuration et test s'il y en a eu une ... L'équipement est remonté et entreposé dans l'attente de trouver plus d'information sur son fonctionnement au démarrage et sur la cause possible du problème.
Si l'un de mes lecteurs en sait plus sur cet équipement et sa configuration pour le démarrage, qu'il n'hésite pas à me contacter.
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dimanche 20 octobre 2013
Collins 635V-1: Intégration d'une alimentation et tests
Le présélecteur HF Collins 635V-1 utilise un convertisseur digital/analogique mécanique pour transformer la consigne de fréquence en provenance de l'unité de contrôle en un diviseur potentiométrique permettant de positionner les cages du condensateur variable du filtre passe-bande.
L'ami qui m'a transmis cette unité l'avait modifiée astucieusement pour permettre son utilisation en tête de réception sans avoir à gérer la complexité de l'encodage de la consigne de fréquence transmise en code 2/5 soit 24bits d'information. L'unité de contrôle est remplacée par un diviseur potentiométrique intégré dans un petit coffret externe.
Le convertisseur DA a été remplacé par une carte s'affichant dans le connecteur d'origine et assurant la mise sous tension pour une durée de quelques secondes du mécanisme d'asservissement en position du condensateur variable. La configuration d'origine peut ainsi être réinstallée sans aucune difficulté.Un relais a été rajouté qui permet de court-circuiter l'ensemble lorsque celui-ci n'est pas alimenté.
Il ne manquait plus qu'a intégrer une alimentation 28volts pour rendre cet ensemble autonome. Cette alimentation a été réalisée à partir d'un transformateur 24V industriel et des composants nécessaires à la régulation, l'ensemble étant organisé pour s'intégrer dans la place vide laissée par le retrait du convertisseur.
Un interrupteur et une prise d'alimentation ont été rajoutés sur le fond du coffret, le porte fusible étant simplement posé dans le coffret pour limiter les perçages. Le résultat est très satisfaisant et peu bruyant. Une première série de mesure a été rapidement réalisée qui montre l'efficacité du filtre notamment en bande basse.
Bandes 2/4Mhz et 4/8Mhz
Bandes 8/16Mhz et 16/30Mhz
Fin de la bande 16/30Mhz
L'ensemble va maintenant être installé en tête de l'une des chaînes de réception HF du shack.
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Collins 635V-1: Convertisseur digital analogique électro-mécanique
Le tiroir Collins 635V-1 est un présélecteur HF conçu au milieu des années 60 pour l'aéronautique. Il est accordable en continu et couvre la bande allant de 2MHz à 30Mhz en 4 sous-gammes: 2 à 4Mhz, 4 à 8Mhz, 8 à 16Mhz et 16 à 30MHz.
Cet équipement est télécommandé au moyen de 24 lignes permettant de sélectionner la fréquence d'accord au kilohertz près. Un code 2 parmi 5 est ici employé. L'accord est obtenu par l'équilibrage d'un pont de Wheatstone, l'une des branches étant formée par un potentiomètre couplé à la ligne de condensateurs variables, l'autre branche par un diviseur potentiométrique piloté par le boîtier de commande. A chaque rang correspond une pas de résistance: 2 ohm par kHz, 20 ohm pour la dizaine de kHz, 200 ohm pour la centaine de kHz.
La transformation commande/fréquence est obtenue par le biais d'un convertisseur digital/analogique mécanique dont l'intérêt de garantir le maintien de la valeur du diviseur potentiométrique, et donc de l'accord, même en l'absence de tension d'alimentation, ce qui peut-être bien utile sur un aéronef. Ce convertisseur est une petite merveille de mécanique:
Le code d'entrée de chaque digit est converti par le biais d'un moteur positionnant un ensemble de galettes de commutation. Une partie de ces galettes est utilisée pour assurer l'arrêt du moteur dans la position correspondant au code présenté, l'autre pour sélectionner la résistance associée à ce code.
Simple et efficace.
Simple et efficace.
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