vendredi 18 mai 2012

RS550: peinture du coffret d'alimentation

Le récepteur RS550 dit 'stabilidyne' est constitué de deux coffrets, le récepteur proprement dit et son alimentation, l'ensemble étant raccordé par deux câbles de 4 mètres. Le coffret d'alimentation de mon RS550 est en bien piètre état ayant subi divers coups ainsi que les effets de la chaleur dégagée par les tubes fer-hydrogène de régulation. La remise en état va donc commencer par cet ensemble.

Après démontage le chassis est débarrassé des poussières et de la graisse par brossage énergique à l'essence F. Le câblage intérieur quoique aéré ne facilite pas le nettoyage, je m'en suis donc tenu aux parties les plus accessibles. Une cire fusible à faible température badigeonne certains composants. Je crains qu'elle ne provienne des transformateurs et des selfs, un point qu'il faudra contrôler ultérieurement tout comme les redresseurs sélénium. La thermistance chargée de la limitation de courant à la mise sous tension n'a pas tenu et devra être remplacée. Les autres composants apparaissent être encore bons et dans les tolérances.

L'extérieur de la caisse a été repeint au pistolet après poncage et masticage des parties les plus abimées. Une peinture fer moderne, hélas uniquement disponible en brillant, a été employée. La couleur d'origine a pu être reproduite à l'identique à partir d'un échantillon présent sous une pièce protégée de l'oxydation. Le résultat est plus que satisfaisant.

jeudi 17 mai 2012

Rubidium: Standard 10MHz terminé

Je viens tout juste de finaliser le standard de fréquence Rubidium à 10Mhz devenu nécessaire pour alimenter mes différents appareils de mesure, fréquencemètre bien sûr mais aussi générateur de fréquence, récepteur de mesure, pont RLC et banc de test.


Un coffret de récupération de petite taille - les spécialistes auront reconnu un coffret de lecteur DAT SCSI - permet d'intégrer le standard, une alimentation à découpage 24V, un répartiteur 4 voies, un ventilateur, un amplificateur 10MHz et enfin une petite unité de contrôle à base d'un PIC. Un radiateur de processeur XEON permet d'évacuer la chaleur générée par le standard et de le maintenir à sa température de fonctionnement de 65°C. Le radiateur d'origine est conservé.


Etant réalisé en un seul exemplaire, j'ai opté pour un câblage sur plaquette pastillée. Le signal de sortie du standard est amplifié avant d'être distribué pour fournir un niveau suffisant pour tous les appareils de mesure, le fréquencemètre étant le plus exigeant.

Le standard TEMEX est doté d'une liaison série permettant d'obtenir les paramètres de fonctionnement, et d'ajuster si besoin la fréquence. Une carte électronique utilisant un PIC, un afficheur LCD et deux boutons poussoirs permet d'afficher en permanence l'état du standard (verrouillé ou non) et les principaux paramètres. Une alarme est déclenchée en cas de dépassement de l'un des seuils de fonctionnement recommandé.

Je dois avouer avoir passé beaucoup de temps à recherche l'origine de l'absence de communication entre le standard et l'électronique de contrôle. La documentation du TEMEX indique que les signaux sont au niveau TTL, indication que j'ai incorrectement interprété comme directement connectable sur un microprocesseur.

Il n'en rien en fait, et il s'agit bien ici d'une liaison utilisant la signalisation RS232 imposant donc une inversion du signal avant traitement. Le PIC16F628A disposant d'un UART intégré facile à gérer sous interruption, j'ai préféré rajouter deux inverseurs quand il eut été possible d'utiliser un UART purement logiciel.


La plaque support s'intègre en lieu et place de la face avant du DAT par l'intermédiaire d'un adaptateur réaliser en époxy et découpé pour laisser passer l'afficheur et les deux boutons poussoirs dotés d'une diode LED.


L'ensemble est désormais installé avec les appareils et ne prend pas trop de place.