samedi 9 mars 2013

RS550: Dépannage du second coffret d'alimentation

Je me suis attaqué à la remise en état du second coffret d'alimentation en modifiant cependant celui-ci pour ne plus utiliser les régulateurs fer-hydrogène, tubes non seulement fragiles mais aussi désormais introuvables.

Le schéma original est modifié ainsi: les connexions des régulateurs vers le 170 volts de l'autotransformateur d'alimentation sont déssoudées. La connexion des colliers des résistances ajustables de 5ko sont déconnectés. Elles généreront une surconsommation d'un vingtaine de mA chacune, ce qui est négligeable. Ces résistances auraient tout aussi bien être enlevées. La sortie du régulateur du circuit 6.3V filament est raccordée à la sortie 127 volts de l'autotransformateur, la sortie de l'autre régulateur étant raccordée à la sortie 118 volts.
La résistance CTN orignale, vraisemblablement hors service, est remplacée par trois CTN de référence 'SCK 1201' (120ohm / 1A) lesquelles générent une chute de tension d'environ 10 volts. Ces CTN ont été approvisionnées sur eBay mais d'autres modèles de CTN de puissance pourront faire l'affaire à condition d'assurer la chute de tension requise en fonctionnement nominal et de tenir le courant consommé (200mA).
Les deux transformateurs se retrouvent ainsi directement alimentés au plus près de leur tension norminale de 120V.

Le pont redresseur consistué de deux blocs sélénium sera probablement à changer, leur vieillissement conduisant à une modification de la résistance interne et donc à une baisse de la haute-tension en charge. De fait, ce problème a été constaté sur nos deux alimentations.
Un pont à base de diodes modernes (1N4007 par exemple) fera parfaitement l'affaire, un condensateur de quelques nf étant mis en parallèle sur chaque diode (4.7nf 1kV). Une résistance de 200 ohm sera installée en série sur la sortie (4 résistances de 800 ohm 10W en parallèle) et permettra d'obtenir la tension de 140Volt en charge.

Ci-dessous, l'alimentation ainsi modifiée:


A comparer avec l'autre alimentation câblée conformément au schéma d'origine:

Cette modification ne devrait pas influencer sur le fonctionnement du récepteur, la tension secteur étant de nos jours normalement stable - sauf en bout de ligne et en hiver comme c'est le cas ici. Elle aura pour avantage d'éliminer le risque d'alimenter les transformateurs trop au-delà de leur tension nominale de 120V. Ce problème peut apparaître en cas de coupure d'une résistance d'équilibrage, ou à la suite du changement d'un régulateur sans que les réglages ne soient repris. C'est ce qui a certainement dû arriver à l'une des alimentations dont l'un des transformateurs ayant chauffé a laissé échapper la cire dans lequel il était enrobé, sans autre dommage heureusement.

dimanche 3 mars 2013

RS550: Dépannage du coffret d'alimentation

J'avais mis en attente depuis l'année dernière le rédémarrage du récepteur CSF Stabilidyne. Entre temps, j'ai pu me procurer un second exemplaire en meilleur état cosmétique intérieur. Les conditions sont donc réunies pour redonner vie à ce magnifique matériel des années 1950.

La première étape consiste à contrôler le coffret d'alimentation, et à réparer ce qui doit l'être. Mon choix se porte en priorité sur le second coffret qui ne présente pas le problème constaté l'année dernière lors du démontage du premier coffret pour peinture, à savoir la présence de morceaux de cire provenant probablement de l'une des selfs ou de l'un des transformateurs.

La première intervention a conduit à remplacer la résistance CTN destinée à limiter le courant d'appel dans le transformateur d'alimentation des filaments. Cette CTN de 500 ohm était hors d'usage, les connexions de raccordement étant, panne classique, rompues. Quatre CTN modernes de 120 ohm / 1A montées en série viennent remplacer la CTN d'origine.

 

On notera une différence entre les deux alimentations en ma possession. A gauche, le montage décrit dans le manuel constitué d'une CTN de 500R avec, en parallèle, une résistance de 150 ohm destinée à augmenter la constante de temps. A droite, le montage installé sur la seconde alimentation qui fait appel une CTN prenant la forme d'un disque percé sans aucun résistance d'appoint. Cette CTN s'effrite autour des points de connexion.

La seconde intervention a consisté à déterminer l'origine de la trop faible valeur de la haute-tension.  Celle-ci doit atteindre 140V une fois chargée pour débiter 100mA. En pratique, la valeur mesurée ne dépasse pas 128V. Le coupable est trouvé après de multiples vérifications: les redresseurs Sélénium ont mal vieilli. L'augmentation de leur résistance interne suffit à provoquer une chute de tension trop importante.
Ces redresseurs sont en conséquence remplacés par leur équivalent moderne, à savoir quatre diodes silicium - des 1N4007 - montées en pont et shuntées chacune par une capacité de 4.7nf 1kV pour reproduire les caractéristiques d'un redresseur sélénium. Une résistance de puissance est installée en série pour ici encore reproduire la résistance interne élevée d'un redresseur sélenium.
 
La valeur initialement calculée de 750 ohm à partir des mesures effectuées sur les redresseurs a dû être finalement largement abaissée à 200 Ohm, valeur obtenue par la mise en parallère de 4 résistances 5W Sfernice de 800 Ohm. L'ensemble est installé en lieu et place des redresseurs initiaux.


L'alimentation haute tension est maintenant conforme aux spécifications. Il me faudrait cependant penser à remplacer les résistances de réglage du courant des régulateurs Fer-Hydrogène, lesquelles sont étonnament mal dimensionnées. De fait, les transformateurs sont parcourus pas un courant d'environ 250mA en charge. Les régulateurs Fe-H nécessitent un courant de 400mA pour assurer leur fonction.   Les résistances d'équilibrage doivent donc être calculées pour dériver les 150mA manquant soit une valeur d'environ 800 ohm pour la tension d'alimentation nominale de 120V des transformateurs. Les résistances à collier installées font 5000 ohm, une valeur bien élevée qui conduit à dissiper les 18W générés sur moins d'un quart de la longueur de la résistance.
Un choix étonnant sauf peut-être à considérer qu'il permettait de maintenir une température limitant les risques de condensation. Pour mémoire le récepteur est équipée de deux résistances de chauffage prévues à cet usage.