samedi 2 août 2008

Remise en route du tiroir synthétiseur du RRBM5

Contrairement au PS-520 pour lequel je disposais d'une documentation et d'un bleu difficilement lisible mais bien utile à la remise en route, je ne dispose d'aucune information sur ce tiroir !



Je dispose fort heureusement d'informations sur le RS-560, la version non synthétisé qui me conduisent à penser que le synthétiseur doit au moins fournir:
- un référence 4Mhz,
- un signal 440/560Khz pour la seconde FI, selon la gamme choisie,
- un signal 1.5/2.5Mhz par pas de 100Hz.

La présence d'un inverse 4MHz interne/externe laisse entendre qu'une entrée coaxiale est réservée à cette horloge externe.

Soit au total 4 coaxiaux, voire 5 si le 440/560 est sélectionné dans le récepteur. Il me reste donc à identifier l'usage des 3 (2) connecteurs restant !

Ayant repéré assez aisément les entrées 220V sur le connecteur arrière, j'opte pour la solution de facilité: mettre sous tension avec une ampoule 220V en série, et observer les signaux sur les connecteurs coaxiaux de sortie.



Si la mise sous tension se passe relativement bien, ampoules d'éclairage fonctionnelles, aucune trace de fumée ou odeur de brulé, le reste est moins satisfaisant:
- le 4Mhz en provenance de l'OCXO est présent, bonne nouvelle,
- du 440Khz est présent sur une sortie, bonne nouvelle,
- une fréquence variable en actionnant la roue des 100Khz est bien présente mais elle change par pas de 200Khz et la modification des autres roues ne change rien.

En résumé, la chaîne de génération de l'oscillateur du second changement de fréquence 440Khz/560Khz est fonctionnelle, du moins pour la fréquence basse, la synthèse 1.5/2.5Mhz est dans les choux !

Il va falloir procéder avec méthodologie et rigueur, et surtout se fabriquer une carte d'extension.

jeudi 31 juillet 2008

Mise sous tension du PS-520

Après une bonne vingtaine d'année à dormir dans une cave, le présélecteur a redémarré comme au jour de sa mise en service. Un câblage provisoire a été effectué pour amener le 220 volt sur le connecteur CANNON en face arrière puis l'ensemble mis sous tension.

Les deux tubes miniatures se sont mis à rougeoyer. Ce présélecteur utilise en effet une technologie mixte transistor (pour les commandes) et tubes pour l'amplification large bande et l'adaptation d'impédance. Destiné à être utilisé sur des bateaux, donc dans des environnements fortement pollués sur le plan radio-électrique, l'usage de tubes devait s'avérer indispensable.

Le mécanisme de changement de gamme motorisé a ensuite été testé avec succès en positionnant successivement au +10V les cinq contacts arrières correspondants aux cinq gammes de fréquence.

Contrairement au modèle PA580/TRC1806 utilisé dans l'ensemble TRC18x dont le changement de gamme s'effectue manuellement, le PS-520 utilise une signalisation fournie par le récepteur RS-562.



Le fonctionnement de l'électronique a ensuite été testé en raccordant un aérien sur l'entrée Antenne et un récepteur moderne sur la sortie. Le résultat est remarquable pour un appareil datant de maintenant prés de 35 ans - 1973 - et venant d'être réveillé.



Il reste maintenant à reconstituer le schéma du câble de raccordement au RS-562 avec comme seul indice que le changement de gamme est piloté par la galette N°14 de l'ensemble de commande de ce récepteur.



Quelques heures de rétro-analyse en perspective mais aussi que de plaisir à redémarrer de tels ensembles techniques.

mercredi 30 juillet 2008

Remise en route d'un PS-520

En attendant de choisir la meilleure approche pour l'asservissement de mon standard de fréquence, et le temps que le module d'affichage passe les tests d'endurance, je me suis attaqué à la partie la plus facile de la remise en service d'un ensemble RRBM-5 constitué
- d'un récepteur HF RS-562,

- de son synthétiseur

- et d'un présélecteur PS-520.


Un bel ensemble embarqué dans les navires de la Royale entre le début des années 70 et la fin des années 80 mais qui, dans le cas, présent n'a pas été remis en route depuis son démontage et pour lequel les câbles d'interconnexion ont disparu depuis longtemps, sans oublier que je ne dispose que de la documentation du pré-sélecteur. Mais avec un peu de bon sens et beaucoup de temps, il toujours possible de retrouver, du moins sur ces bons vieux matériels, la signification des signaux présents sur les connecteurs et la logique de câblage.

Me voilà donc parti pour une première séance consistant à analyser le câblage de la prise du présélecteur afin de redémarrer et de tester celui-ci.

mardi 29 juillet 2008

PIC, GPS et OCXO

Ayant récupéré un OCXO OscilloQuartz 10Mhz et un module GPS Motorola OnCore MT12+ Timing, je me suis dit qu'il était temps de les utiliser pour enfin disposer d'un standard de fréquence ultra-stable. Depuis quelques temps, je me posais la question de l'architecture de ce standard.

Plusieurs options pouvaient être retenues:

1- Utiliser tels quels le module GPS et l'OCXO en s'appuyant sur un schéma classique. L'avantage est la simplicité, l'inconvénient est de devoir disposer d'un système externe pour suivre l'évolution du vieillissement de l'ensemble, et éventuellement être informé de l'état du GPS,

2- Adapter un code existant pour lui rajouter les fonctions d'affichage et de contrôle du GPS et du pilotage du four de l'OCXO. Il faut pour cela disposer du code que seule la conception de VE2ZAZ propose. Une rapide analyse montre cependant que le PIC 18F2220 utilisé est déjà bien chargé, et modifier l'ensemble est contraignant par la suite si je décide de changer le système de contrôle de la fréquence.

3- Adopter une approche modulaire visant à disposant d'un module d'affichage capable de présenter aussi bien l'état du GPS que celui du module de contrôle. C'est cette dernière approche que j'ai retenu et finalisé aujourd'hui.

Le système se composera donc d'un module de pilotage de l'OCXO, en l'occurrence, le module développé par VE2ZAZ, du module GPS et d'un module d'affichage utilisant un PIC 16F648A. Ce module communique avec le module GPS par le biais de l'UART embarqué dans le PIC, une seconde liaison en réception uniquement étant réalisée en logiciel pour acquérir les données transmises par le module de contrôle. Le code du PIC de ce dernier sera modifié pour transmettre à 4800 voire 9600Bds en lieu et place des 2400 Bds d'origine.



Quelques adaptations ont dû être réalisées sur la platine en cours de test notamment pour adapter le niveau de sortie de la liaison série et du 1PPS du module GPS alimenté en 3v aux contraintes des entrées en mode ST PIC 16F648A. Dans ce mode, là en effet, la consigne haute est à 0.8Vdd soit 4v avec une alimentation 5V. Trois FET 2N7002 en CMS et le tour est joué.



L'ensemble tient la route, est compact et câblé de manière suffisamment propre pour ne pas avoir à envisager de faire un circuit imprimé. L'ensemble est installé dans un coffret Schubert sur lequel les régulateurs Low Drop sont soudés.

Il me faut maintenant m'attaquer à la réalisation du module de contrôle en adaptant le schéma de VE2ZAZ. Et ... répondre à la question de savoir si finalement, je ne vais pas embarquer l'ensemble dans le tiroir de fréquence que j'ai déjà adapté et qui me sert à fournir une horloge commune à tous mes récepteurs.



Deux solutions sont alors possibles, le pilotage de l'un des deux fours 5Mhz en basculant la consigne sur le four actif ou voire même en doublant la carte de pilotage, chaque four étant alors maintenu en fréquence indépendamment. La seconde consiste à utiliser l'OCXO 10Mhz comme oscillateur maître asservi GPS asservissant à son tour les deux OCXO 5Mhz par une boucle de phase plus classique.

A suivre...

lundi 28 juillet 2008

Et pourquoi pas

Pourquoi ne pas retracer les différentes étapes de la remise en état de mes matériels de transmission mais aussi les difficultés rencontrées dans le développement de mes bricolages électroniques...

Et quant à le faire, autant que ce soit en Français contrairement à mon site lequel est entièrement en Anglais.

En y réfléchissant, cette approche du blog est probablement la meilleure manière de consigner tout ce qui pourra ultérieurement être utile. Bien sur, mes développements logiciels et matériels sont documentés et annotés mais il manque un support pour consigner l'anecdote, l'astuce, le petit truc que l'on a compris sur le moment, qui apparait évident et que l'on oublie quelques temps plus tard.

J'aurais dû engager cette démarche bien plus tôt. Elle m'aurait par exemple ainsi évité de retomber dernièrement sur un problème déjà mis en évidence lors du développement d'une interface GPIB / Liaison série pour les besoins du raccordement de mon récepteur Racal RA-1792. J'avais en effet noté les contraintes portant sur les niveaux logiques des entrées de type ST (Trigger) des micro-contrôleurs MicroChip.



Contraintes que j'ai bien entendu oubliées et redécouvertes dans ma dernière réalisation...